Haïti: La dignité des Haïtiens a reconstruit la foi en l'humanité d'un chirurgien journaliste.

Haïti: La dignité des Haïtiens a reconstruit la foi en l'humanité d'un chirurgien journaliste.

Ce chirurgien d'origine indienne a été le candidat en janvier 2009 de Barack Obama pour le poste de Chirurgien Général des USA, c'est-à-dire le visage public de la médecine US. On lui avait reproché d'être trop proche des laboratoires pharmaceutiques et il l'avait fini par décliner l'offre "pour raisons professionnelles et familiales".

Ce n'est que dans l'après midi du 11 janvier 2010, soit un an plus tard et juste la veille du tremblement de terre en Haïti, que le nouveau Chirurgien Général prêtait serment en la personne du Dr. Regina Benjamin, une Afro-Américaine. Elle avait été elle aussi très critiquée à cause de son obésité.

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Rappelons que ce même 11 janvier 2010, Jean Demay, le Directeur technique de DISA (Defense Information Systems Agency, Systemes d'Information de la Défense) préparait un test du système avec un scénario mettant en scène une catastrophe cyclonique à Haïti et la fourniture d'aide d'urgence aux sinistrés.


Les services secrets russes affirment que DISA est à l'origine de cette catastrophe dans le cadre du projet HAARP.
Projet HAARP qui a été dénoncé par la commission européenne dans un rapport du 14 janvier 1999 à cause du très grave danger sur l'environnement et le climat; ce rapport est consultable sur le site même de l'UE en plusieurs langues ou ici.

Pourquoi les médias ont-ils pour la plupart caché cette dignité des Haïtiens face à cette terrible catastrophe ?
Quelles étaient leurs intentions quand ils ont insisté pour décrire des scènes de pillage et d'émeutes ?
Quelles sont leurs intentions quand ils taisent ou ridiculisent les déclarations des services secrets russes ou du Vénézuela, quand ils cachent au public l'existence de ce projet HAARP qui a été débattu au sein même de la Commission des affaires étrangères, de la sécurité et de la politique de défense de l'UE ?

Lire la traduction française de l'article-témoignage du journaliste médecin dans le courriel ci-dessous transmis par Nadine.

Faire circuler!

Traduction du Témoignage du DR Gupta de CNN.

 

 

 


C'est une question de survie - Dr Gupta, CNN


Quelques jours plus tôt , un homme a été lapidé à mort à un pâté de maison de l'endroit où nous sommes, à Port au Prince, Haïti. Je suis ici depuis presque deux semaines, pour couvrir le désastre du séisme ; je suis arrivé le lendemain matin du jour où cela s'est produit. Je n'ai pas vu la lapidation moi même, mais plusieurs de mes collègues ont décrit un homme qui avait essayé de voler de l'argent, et a succombé à une justice citoyenne expéditive . On a beaucoup parlé de cette tragédie précise, et si vous n'avez vu que cette information à la une, vous pouvez avoir l'impression qu'elle est emblématique de ce qui se passe un peu partout ici. La vérité c'est que, même si je m'étais préparé moi même à une anarchie rampante et l'hostilité de la foule, je veux témoigner de ce que j'ai vu en réalité .

J'ai traversé Port au Prince en voiture, 16 heures seulement après le séisme , rencontrant des regards hébétés et un insondable chagrin , tandis que des parents essayaient de sortir leurs bébés des décombres et que des enfants plus âgés en faisaient autant pour leurs parents. C'était déchirant.Et tandis que nous nous dépêchions avec nos premiers kits de secours, il nous semblait que nous ne pourrions jamais faire diminuer la souffrance . Il y avait ceux qui étaient morts dans le séisme et ceux qui étaient vivants - mais il y avait aussi un grand nombre de personnes prises entre les deux situations . Ils étaient vivants , mais gravement blessés et mourants. C'est sur eux que nous avons focalisé notre attention. Des écrasements terribles des bras et des jambes. Des blessures où la peau des bras et des jambes avaient été arrachées. Et des gens si déshydratés, et victimes de malnutrition, qu'ils pouvaient à peine marcher.

Je m'attendais à ce que ces regards hébétés se transforment en désespoir, et que le désespoir évolue en brutalité. Il n'en a rien été. En fait, je me souviens du moment où je suis passé près d'une station d'eau potable, finalement ouverte le 18 janvier , 5 jours après le séisme. L'image est resté dans ma tête pour deux raisons. D'abord, 5 jours ; c'est long lorsque l'on n'a pas d'eau , notamment dans la chaleur d' Haïti . Deuxièmement, il n'y avait ni bousculade ni bagarre ou comportement agressif. Il n'y avait pas de gardes armés, mais les gens faisaient la queue patiemment. Certains chantaient, même, tandis qu'ils pelaient sous le soleil. J'en ai presque pleuré. Une partie de ma foi en l'humanité, qui a été abimée par trop d'images terribles, s'est lentement reconstruite...

Quelques jours plus tard, je visitais des patients dans l'un des hôpitaux de la ville. En réalité, davantage une tente à l'extérieur de l'hôpital, où les soins étaient rares et la misère abondante. Tandis que nous aidions à soigner les blessures, évaluions les situations et même pratiquions des chirurgies, chaque patient sans exception nous remerciait. En Créole, Français ou Anglais : merci. Lorsque j'ai raconté ça à un collègue neurochirurgien, il m'a rappelé qu'aux Etats Unis, nous pouvions travailler des mois sans entendre ce mot une seule fois.

Durant les deux semaines que j'ai passé là bas, je n'ai pas vu la violence pour laquelle Haïti s'est fait connaître dans les années passées. Dans cette période où l'absence de loi a été testée, les gens de Port au Prince se sont tenus debout, dignes, dans le respect les uns des autres. Oui, il y a eu des "pillages" dans les boutiques et les entrepôts. Mais, peut-on parler de "pillage" lorsque les gens prennent le nécessaire absolu pour eux même et leur famille ? Au contraire, c'est une question de survie, et dans la même situation, je serai probablement là avec eux, voulant sauver la vie de ma femme et de mes enfants.

Considérez ceci comme un blog allant au delà de l' informations, et le témoignage d'un reporter sur le terrain sur ce sujet très important. Je ne vais pas prétendre que cela représente plus qu'une "tranche de vie" après cette terrible catastrophe naturelle, mais c'est ma tranche, et je voulais la partager avec vous. Merci de m'avoir lu.

Sanjay Gupta - CNN Medical Chief Correspondant
Traduction Cecile Marre

Sanja Gupta est un "journaliste medecin" de CNN

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