FOOTBALL: ETO'O TERRASSE CHELSEA ET LIBERE L'INTER

Samuel Eto'o a marqué et validé la qualification de l'Inter. (REUT)

L'Inter a fait une spéciale

L'Inter Milan a été fort et réaliste, mardi à Londres, éliminant Chelsea en confirmant sa victoire du match aller (1-0). But d'Eto'o. Gros coup de Mourinho.

 

Samuel Eto'o a marqué et validé la qualification de l'Inter. (REUT)

Eto'o a parfaitement contrôlé de ballon, il a filé, résisté à Ivanovic et fouetté son ballon au ras du poteau. L'un des héros de la finale 2009 de la Ligue des champions a retrouvé toutes ses sensations au meilleur moment, mardi en huitième de finale retour, sous son nouveau maillot de l'Inter Milan, dans un théâtre de Stamford Bridge bluffé de voir que son ancienne idole José Mourinho avait encore quelques tours dans son sac. Il restait douze minutes à jouer, et ce but couronnait le coup magnifique que les Italiens avaient programmé trois semaines après leur victoire de l'aller (2-1). Celle-ci était apparue flatteuse sur le contenu du jeu. Rien de tout cela à Stamford Bridge : l'Inter a été meilleure, et infiniment plus réaliste sur les deux manches.

 
Drogba pas ménagé par l'Inter

Samuel et Lucio ont été saignants dans les duels d'homme. Parfois beaucoup trop, comme à l'aller, sans que jamais M. Stark ait l'idée de regarder le point de penalty.

Le deuxième club milanais a livré une opposition audacieuse et courageuse en Angleterre. Audacieuse car Mourinho avait aligné un 4-3-3 très offensif (Sneijder en soutien d'Eto'o, Milito et Pandev), inattendu, qui a surpris Chelsea. Il lui a permis de faire planer un danger latent en permanence et d'éloigner les Londoniens du but de Julio César. Courageux, aussi, car il lui a fallu résister à quelques assauts londoniens en toute fin de première période et au début de la seconde. Chelsea a impulsé du rythme aux débats mais a eu du mal à imposer une supériorité durable. C'était une soirée pourrie pour les Londoniens. Drogba s'est fait expulser de façon très sévère suite à un accrochage avec Thiago Motta à la 86e minute. Sur lui, Samuel et Lucio ont été saignants dans les duels d'homme. Parfois beaucoup trop, comme à l'aller, sans que jamais M. Stark ait l'idée de regarder le point de penalty.

L'Inter Milan retrouve le top 8 européen pour la première fois depuis 2006, quand il avait été éliminé de façon surprenante par Villarreal (1-2, 1-0). Chelsea, de son côté, quitte la compétition exceptionnellement tôt par rapport à ses habitudes. En dehors d'une élimination en huitième en 2006 contre Barcelone, les Blues étaient depuis six éditions les plus réguliers en demi-finales (2004, 2005, 2007, 2009) et avaient même joué la finale en 2008. La cote de Mourinho va remonter d'un coup du côté de Milan. Celle d'Ancelotti dépend désormais de la conquête de la Premier League, trophée que Chelsea n'a plus gagné depuis l'ère... Mourinho. - Cé. Ro.

Mourinho : «Grand moment»

 

José Mourinho de retour à Stamford Bridge, sous les yeux de Carlo Ancelloti. (REUT)
José Mourinho de retour à Stamford Bridge, sous les yeux de Carlo Ancelloti. (REUT)
 

José Mourinho a qualifié de «grand moment pour l'équipe» la qualification de l'Inter Milan pour les quarts de finale de la Ligue des champions sur le terrain de Chelsea, mardi (1-0). Le Portugais pense à ses «joueurs qui avaient du mal à passer cette barrière des huitièmes de finales année après année ». «C'est une qualification qui ne doit rien à la chance, ou à du jeu défensif ou un adversaire qui ne joue pas bien, a souligné Mourinho dans le plus pur style du Special One. C'est une prestation incroyable, l'équipe a été parfaite. C'est une victoire fantastique, je l'ai fêtée comme jamais dans le vestiaire«Je pense que nous avons été supérieurs dans tous les domaines, analyse Mourinho. Ce n'est pas la tactique, c'est l'attitude sur le terrain. Chelsea a montré de la frustration, celle que ressent une équipe face à un adversaire supérieur. Nous étions de loin la meilleure équipe

 

«Je connais ce stade, son atmosphère, les joueurs, aussi, pour moi, c'était impossible de se qualifier avec un 0-0 en jouant défensif».

 

« Ici, c'est ma maison, a-t-il poursuivi, avec Chelsea ou une autre équipe, je gagne toujours. C'est un stade vraiment special pour moi... Cela faisait quelques années que l'Inter n'allait plus en quarts de finale, et là, on a gagné deux fois contre Chelsea, une très grande équipe.» C'est par une forme d'hommage à Stamford Bridge qu'il a justifié son recours au 4-3-3. «Je connais ce stade, son atmosphère, les joueurs, aussi, pour moi, c'était impossible de se qualifier avec un 0-0 en jouant défensif. Nous savions que si nous ne contrôlions pas le match en gardant le ballon, nous n'avions aucune chance. Chaque joueur a évolué à son meilleur niveau. C'est presque la performance parfaite. J'ai appris ce soir que nous pouvions battre n'importe qui.»

«Mourinho a été décisif, a reconnu le président de l'Inter Massimo Moratti, dont les relations avec le Portugais sont fraîches. Il a eu du courage dans ses choix ces derniers jours et ce soir, il a aligné la formation parfaite. Toute l'équipe a fait un grand match, les défenseurs ont été exceptionnels. Maintenant, ce sont les quarts, et il reste encore des matches. Mais ne me demandez pas de choisir entre la Ligue des champions et le championnat. Nous tenons aux deux et nous avons les moyens de nous battre sur tous les fronts». (Avec AFP)

 

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