Charger son portable en pédalant son vélo

INFOS INSOLITE.

"L’appareil est si petit qu’ont peut le mettre dans sa poche avec son téléphone tout en pédalant son vélo", explique M. Murimi.

On estime que quelque 17,5 millions de Kenyans sur une population de 38,5 millions de personnes possède un téléphone portable contre 200 000 en 2000.

Le chargeur
Le chargeur a été fabriqué à l'aide de pièces recyclées

Des appareils semblables existent dans d’autres pays mais ils ne sont pas disponibles au Kenya.

Les deux étudiants en électrotechnique à l’université de Nairobi travaillent sur leur invention, qu’ils vendent à 350 shillings Kenyan ($4,50) la pièce, depuis quelques mois pendant leurs congés.

Au Kenya, les vélos sont vendus avec des dynamos qui produisent de l’énergie, en se frottant à la roue arrière, pour alimenter les phares.

La dynamo pourrait être connectée au chargeur du téléphone portable, expliquent-t-ils.

Selon Jeremiah Katana, il faut pédaler le vélo pendant une heure pour entièrement charger le téléphone, le même temps qu’il faut pour le charger avec l’énergie électrique.

La correspondante de la BBC, Ruth Nesoba, a pu vérifier l’expérience en parcourant une petite distance à bicyclette.

Les étudiants ont recyclé des pièces détachées de vieux appareils électroniques pour leur projet.

La dynamo
La dynamo se trouve près de la roue arrière de la bicyclette

Ils ont expérimenté leur invention avec des employés de l’université possédant des bicyclettes dont le chargé de sécurité, David Nyangoro.

"J’utilise beaucoup le vélo quand je suis chez moi en milieu rural, où nous nous déplacent beaucoup", dit David.

"C’est très cher ces jours-ci de faire charger un téléphone. J’espère que le nouveau chargeur sera plus économique, sachant qu’une fois qu’on l’a acheté, les choses deviennent plus facile et il n’y a plus de dépenses".

Jeremiah Murimi indique qu’ils n’ont, pour l’instant, fabriqué que deux chargeurs mais qu’ils sont en train d’en faire cinq autres pour des personnes qui ont vu la démonstration.

"Une organisation non gouvernementale dans l’ouest du Kenya en a commandés 15 afin de voir si l’appareil est leur populaire en milieu rural", indique-t-il.

Les deux amis vont entamer leur cinquième et dernière année d’étude à l’université en septembre.

"Nous n’avons pas l’intention d’arrêter nos études", a annoncé Murimi.

Le Conseil national pour la science et la technologie du Kenya a apporté son soutien au projet et les étudiants espèrent trouver un moyen pour lancer une production à grande échelle de leur "chargeur intelligent".

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