CHLORDECONE, Çà bouge au Pôle Santé au TGI de Paris

CHLORDECONE, Çà bouge au Pôle Santé du TGI de Paris

par Harry Durimel, samedi 9 février 2013, 17:08

Mes chers amis,

C'est avec un grand plaisir que je vous adresse le communiqué ci-après, suite à l'ordonnance du 1er février 2013

de désignation d'experts que vient de prononcer la nouvelle juge en charge de cette affaire.

Je ne peux m'empêcher de faire le lien avec la récente lettre ouverte que Louis BOUTRIN de "Martinique Ecologie" et moi même avions adressée à la Garde des Sceaux, Mme Ch. TAUBIRA.

 

Le combat continue pour la JUSTICE et la VERITE !

 

Notre ténacité aux côtés de l’Association UNION REGIONALE DES CONSOMMATEURS DE LA GUADELOUPE (URC) et L’UNION DES PRODUCTEURS DE LA GUADELOUPE (UPG) a payé.

 

Après 7 années d’attente et de demandes réitérées, la plainte que nous avons déposée pour mise en danger de la vie d’autrui et administration de substances nuisibles, depuis le 23 février 2006, vient de faire un bond qualitatif substantiel.

 

Le nouveau Juge d’Instruction, Madame Anne BAMBERGER, qui a repris le dossier en mains, vient d’ordonner, le 1er février 2013, une expertise, dont vous trouverez, ci-après, le détail de la mission :

 

« 1°- Dresser un historique de l’utilisation du CHLORDECONE aux Antilles à partir de 1981 : de son autorisation à son interdiction,

 

2°- Décrire, le cas échéant, les  effets néfastes du CHLORDECONE sur l’être humain en envisageant les différents modes d’exposition (contact, inhalation, ingestion, voie transplacentaire…) et en précisant les conditions de survenue de ces effets.

 

3°- Préciser l’état des connaissances en la matière entre 1981 et 1993, ainsi que pour la période allant de 1994 à aujourd’hui.

 

4°- Dire s’il existe un risque sanitaire scientifiquement établi consécutif à l’utilisation du CHLORDECONE pour le traitement des bananeraies et quelle en est la nature.Dans l’affirmative, dire au regard des données acquises de l’époque, si ce risque était établi entre 1981 et 1993, et entre 1994 et aujourd’hui.

 

5°- Dire s’il existe un lien de causalité établi entre une quelconque pathologie humaine et une exposition au CHLORDECONE, qu’il s’agisse d’une exposition par contact, inhalation, voie transplacentaire, ou ingestion, notamment par le biais de produits de l’agriculture cultivés sur des terres contaminées.Dans l’affirmative, dire si ce lien de causalité était établi et connu entre le 1981 et 1993, et entre 1994 et aujourd’hui.

 

6°- Faire plus généralement toute remarque utile. »

 

Nous plaçons toute notre confiance dans la compétence et l’intégrité des experts de renommée internationale qui ont été désignés, à savoir :

 

- Monsieur Jean-François NARBONNE - 33320 Eysines,- Monsieur Luc MULTIGNER - Institut de Recherche sur la Santé, l’Environnement et le Travail - Faculté de  Médecine Campus de Fouillole.

 

Les experts ont jusqu’au 30 juin 2013 pour accomplir leur mission.

 

Maîtres Harry DURIMEL, Jean-Claude DURIMEL, Roland EZELIN, Tania BANGOU, Evita CHEVRY, Sarah ARISTIDE.

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