REFERENDUM. Christiane Taubira dit "oui" à l’article 74

REFERENDUM. Christiane Taubira dit "oui" à l’article 74

La députée PRG s’est prononcée pour le "oui" lors du referendum du 17 janvier prochain sur le passage de la Guyane et de la Martinique à l’article 74 de la Constitution.

"Moi je dis que dans l’état actuel des choses, on sort de là où on est, on prend le 74, et s’il vous plait par pitié, confiez les choses à une équipe qui sera capable de négocier pied à pied", a déclaré Christiane Taubira à l’Assemblée nationale, s’adressant à des Ultramarins lors d’une réunion publique.

« Limiter les dégâts »
Dans les départements de Guyane et de Martinique, qui sont aussi des régions (monodépartementales), les électeurs devront dire par referendum le 17 janvier s’ils souhaitent passer à l’article 74 de la Constitution qui régit les collectivités d’Outre-mer, donne une plus grande autonomie dans certaines conditions et prévoit une seule assemblée délibérante.
En cas de non, ils devront dire le 24 janvier, toujours par referendum, s’ils souhaitent une assemblée unique en lieu et place de leur conseil régional et de leur conseil général.

Selon Mme Taubira, il s’agit de "limiter les dégâts" au sein du "débat juridique" dans lequel "se sont enfermées les collectivités" des deux départements.
Evoquant les referendums annoncés par Nicolas Sarkozy, elle a rappelé que "c’est une demande de nos collectivités" (les congrès des élus de Martinique et de Guyane).
"Le problème, c’est qu’elles ont perdu de vue la réalité et qu’elles se sont enfermées dans un débat juridique", a-t-elle dit, estimant qu’il aurait fallu auparavant définir un projet politique et économique.

Pas d’autonomie « à la carte »
De son côté, Serge Letchimy (Parti progressiste martiniquais), député-maire de Fort-de-France, a affirmé qu’il voterait non le 17 janvier et oui le 24 janvier.
"Nous voterons non pour le 74, tel que rédigé, mais oui à la collectivité unique le 24 janvier en considérant que c’est un point de départ", a-t-il dit.
M. Letchimy a réclamé pour l’avenir "une pleine autonomie et non une autonomie à la carte" pour son département.
Il a souligné que les électeurs ne savaient pas sur quoi ils allaient voter le 17 janvier.
Mme Taubira a défendu la pétition de son mouvement politique, le Walwari, demandant "que les Guyanais résidant en métropole, dans l’Union européenne et à l’étranger puissent participer" aux deux consultations.

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