Le lien entre Marcus Garvey et la Musique Noire Radicale

Le lien entre Marcus Garvey et la Musique Noire Radicale selon Herbie Miller

Mel Cooke, auteur du “Gleaner”  
Traduit par Tessa Whittaker. 

Herbie Miller, directeur/conservateur, du Musée de la Musique Jamaïcaine, qui est actuellement situé à l’Institut de la Jamaïque à l’est du centre ville de Kingston ; ne disposait d’aucun ouvrage particulier à l’esprit lorsqu’il écrivit l’article «  Marcus Garvey and the Radical Black Music Tradition » (Marcus Garvey et la Tradition de la Musique Noire Radicale). Ainsi, son article terminé, il trouva rapidement un journal pour le publier, ce même journal est édité par l’organisation qui l’a incité à écrire. 

Le journal s’intitule « 76 King Street » (76 rue du Roi) et est le journal du Liberty Hall : L’héritage de Marcus Garvey. La première édition a été publié en début du mois de juillet.  

« Donna McFarlane (directeur/conservateur du Liberty Hall) m’a demandé de faire une des conférences consacrées à Garvey. Je lui ai répondu que je souhaitais faire cette conférence sur un sujet en particulier. Ainsi le sujet fut principalement sur les deux années antérieur à la création du journal » affirme Miller à The Gleaner. Seuls quelques ajustements furent nécessaires pour l’adaptation audiovisuelle. 

Miller faisaient des recherchent sur la place de la musique dans la politique et les mouvements sociaux lorsqu’il fut confronté à une vive réaction par rapport à l’implication de Garvey dans la musique. Cependant, alors qu’il était connu, les universitaires ne lui ont jamais vraiment prêté attention, Miller pensa alors: «peut être devrais-je approfondir et mieux développer ce point ». 

Ainsi 23 pages dans le 76 King Street furent consacrées à ce sujet selon une enquête sur le «  Harlem Renaissance » et sur plusieurs musiciens de Blues et de Jazz, supporters de Garvey et de l’Association Universelle pour l’Evolution des Noirs et ce même après sa mort en 1940. 

Miller déclare à The Gleaner que Garvey, mais aussi la plupart de l’élite Noire à l’époque (entre 1900 et début 1920) ne considérait pas le Jazz et le Blues comme des musiques d’un haut niveau d’expression artistique. Cependant, cela n’engage en rien un parti pris, comme Miller le rappelle «  le Jazz à ses débuts était considéré comme païen, primitif, encore moins attrayant que ces musiques composées d’une association de charabia. Ce même type d’argument est actuellement utilisé pour décrire le DanceHall qui ainsi se retrouve à la même place qu’occupait le Jazz ». Miller nous signale également que le Jazz fut accepté en France avant de devenir populaire aux Etats Unis. 

Miller a écrit à propos de beaucoup personnes parmi elles nous retrouvons Sam Manning (musicien de Calypso dans la caraïbes) ;  le compositeur, poète et parolier Andy Razaf, le poète jamaïcain Claude McKay, mais aussi Cécile Mack, Louis Armstrong, le trompettiste Tommy Morris, Paul Robeson (partisan proche de l’Association National pour l’Evolution du Peuple de Couleur), Coleman Hawkins, Duke Ellington, l’Impératrice du Blues Bessie Smith, puis Hazel Scott, Fats Waller et l’enseignant juif Abel Meeropol  qui est l’auteur de « Strange Fruit » sous le pseudonyme de Lewis Allen (chanson rendue célèbre par Billie Holiday et par Nina Simone un peu plus tard). 

Miller ajoute que « le percussionniste de jazz, activiste et érudit Max Roach mérite une mention spéciale dans touts les débats sur la musique, l’ethnicité et la lutte politique ». 

Miller apprend à The Gleaner que ceux qui supportaient Garvey et militaient pour la Communauté Noire « ne craignaient pas de perdre leur travail », au même moment, Columbia Records refusait d’enregistrer « Strange Fruit » chanté par Billie Holiday, à la place ils la confièrent au groupe Commodore en 1939 afin de faciliter cet enregistrement. Part ailleurs Columbia exclu Charles Mingus basiste jazzman, chef d’orchestre et compositeur des Fables of Fabus. Vingt ans plus tard Mingus s’associe à Max Roach pour créer leur propre label et sortir leur album. 

Columbia n’a pas eut à faire face à des répercussions. Cependant, quelques années plus tard, ce sont de nombreux musiciens et interprètes qui ont du y faire face. Miller s’exprime « certains ont transformé cet engouement en un véritable engagement s’accordant aux philosophies des  Noirs Nationalistes  et ce bien au-delà du 20ieme siècle, même si leur carrière en dépendait. Les jazzmans Max Roach, Archie Shepp, Charles Mingus, Charlie Harden, Randy Weston et beaucoup d’autres ont pu sortir leurs albums et programmer des concerts  après avoir fait d’audacieuses comédies musicales sociopolitiques et des communiqués militants. Ces musiciens ont compris la mission de Garvey et se sont engagés dans des rôles actifs pour la lutte des droits civiques ». 

Certains poèmes, inconnus au grand public, en faveur de Garvey et la lutte des Noirs ont une approche très directe et ne font pas preuve de nuance et de subtilité. Miller déclare que c’était un choix délibéré : «les écrivains de cette période ne pouvaient s’exprimer comme ils le souhaitaient ». 

Miller n’en reste pas là avec « Marcus Garvey et la Musique Noire Radicale ». En deuxième partie, il conclue en Jamaïque avec des musiciens et artistes qui avaient promu et soutenu le travail et les principes de Garvey. Parmi eux on compte Don Drummond, Tommy McCook, Culture, Burning Spear, Big Youth, Peter Tosh and Bob Marley. 
 

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