Avline Ava: '' La solidarité universelle et le dialogue des cultures sont puissants pour l’entente entre les peuples...''

Avline Ava: "Ma conviction profonde est que la solidarité universelle et le dialogue des cultures sont les outils les plus puissants pour atteindre l’entente entre les peuples..."

Si la musique adoucit les mœurs, alors elle doit sûrement avoir un cœur pour en chœurs chanter la solidarité, le partage et l’amour. C’est en tout cas l’image et le son que nous renvoient depuis bientôt deux ans les ARK-Jammers (Act of Random Kindness through Music) dont les membres fondateurs sont la chanteuse Avline Ava, les multi instrumentistes Noël Ekwabi et Jaylou Ava , des artistes camerounais à la dimension internationale.

A l’image de ce qu’avait été le rassemblement des artistes américains pour l’Ethiopie, l’ancienne collaboratrice de Michael Jackson, Avline Ava a n’a pas que fait réunir autour d’elle des artistes et mélomanes pour répondre à une urgence, ou à un fait catastrophique ponctuel.

L’idée, est plutôt révolutionnaire dans son acceptation de part et d’autre, les esprits étant plutôt formatés à un autre son de cloche. Unique, le concept l’est pour l’Afrique, pour un corps de métier dont les acteurs sont estampillés nombrilistes pour la majorité. La professionnelle en communication et mère du concept ’Bikutsi according to Jazz’’ et de l'agréable et excellent album ''Mulato" a crée une association s’inscrivant plutôt dans la pérennité qui surtout tord le cou à l’idée installée et répandue de cette Afrique qui attend toujours des autres et qui en retour n’offre rien.

Au grand désarroi de certains et une honte certaine, ce sont des artistes africains voire camerounais en particulier qui, en réels ambassadeurs, défendent les valeurs culturelles du continent en offrant leur disponibilité, leur talent, leur savoir-faire pour un dialogue interculturel par leur musique, élément fédérateur par excellence.

Par ses actes et sa vision, l’association ARK-JAMMERS essaie, là où discours et politiques culturelles n’arrivent pas à jeter les bases de ce dialogue qui permettrait une perception autre de l’Afrique, d’établir le pont et donner une image positive du continent à leur façon par des actes réels de solidarité.

De retour d’un séjour de 3 mois aux Etats-Unis, nous avons rencontré Avline Ava qui accepté nous entretenir sur cette organisation, sa genèse, ses réalisations, ses perspectives, ses attentes. Elle n’a pas manqué de souligner le rôle de certaines personnalités camerounaises et d’autres pays africains qui lui apportent un soutien inconditionnel.

 

Comment naît chez vous l’idée de créer une telle association et comment vous y êtes prise pour sa matérialisation ?

Mon père orphelin à l’âge de trois ans, a été élevé par une missionnaire américaine du nom de Eva Miller, basée au Cameroun dans les années 30. L’amour et à l’éducation que ma grand-mère américaine a donné  à mon père ont permis à ce dernier de devenir le seul intellectuel d’une famille de 18 enfants, le leader d’une immense tribu, un homme politique influent, un homme d’église  important,  un musicien très talentueux, et le père de douze enfants tous des devenus des intellectuels et des personnes multiculturelle.

 L’acte de bonté de ma grand-mère vis-à-vis de mon père a changé la vie d’un orphelin qui a par la suite touché de manière positive, des centaines d’autres vies.

En reconnaissance à l’amour inconditionnel de sa mère adoptive, mon père a posé des actes de générosité  toute sa vie, et a incité ses enfants à en  faire de même.

L’histoire de mon père et de sa mère américaine démontre l’impact qu’un acte de bonté isolé peut avoir sur la société.

Alors pour rendre hommage à ma grand-mère, j’ai crée aux Etats-Unis, le concept ARK Jammers (des musiciens et amoureux de la musique qui posent des actes de générosité par le biais de la musique, et qui font la promotion du dialogue des cultures.  Je l’ai proposé à Noël Ekwabi et Jay Lou Ava qui l’ont immédiatement adopté. Je les remercie du fond du cœur d’y avoir cru.

Suite au succès de notre premier concert ARK Jammers à l’auditorium du FMI le 28 Août 2008, Noël Ekwabi et moi avons entrepris en Juin 2009 les démarches administratives pour mettre en structure ce qui est donc aujourd’hui la ARK Jammers Connection, Inc.

 

Ma conviction profonde est que la solidarité universelle et le dialogue des cultures  sont les outils les plus puissants pour atteindre l’entente entre les peuples et la paix dans le monde.

 

La musique a un pouvoir fédérateur. Les ARK Jammers s’en servent pour inciter les étrangers à contribuer d’avantage au développement de leur pays d’accueil. Par cette implication, l’africain a ici l’occasion de montrer à l’autre qui, par méfiance, par ignorance, quelles sont les valeurs, les vraies valeurs de l’Afrique. Ce faisant, pendant qu’il enrichit l’autre de son histoire et de ses valeurs africaines, il reconquiert par la même occasion, une estime de soi, une fierté d’être africain qu’il a plus ou moins perdue.

 

L’association est de droit américain ? Pourquoi ce choix ?

Parce que l’Amérique est le pays de ma grand-mère. Il m’a semblé symbolique de commencer ce travail dans le pays de celle qui a inspiré le concept ARK Jammers.

Parce que les Etats-Unis sont un pays propice à ce genre de projets.

 

Qu’en est-il avec la France, où vous résidez également ?

Pour ceux des ARK Jammers qui résident en France, c’est un devoir de contribuer au développement de leur pays d’accueil.

Nous comptons importer le concept ARK Jammers en France, pour montrer une autre image de l’immigré considéré généralement comme un problème dans l’inconscient collectif français.

Nous comptons importer le concept ARK Jammers en France pour rappeler à l’immigré Africain qu’il a en France des droits mais aussi des devoirs ; nous comptons l’encourager à devenir pour son pays d’accueil, une opportunité, une solution. Nous comptons l’inciter à poser des actes humanitaires reflétant ses valeurs africaines de compassion, de solidarité, de générosité.

Chaque résident français a le pouvoir de changer les choses !

 

Comment ont réagi vos pairs lorsque vous leur avez présenté le concept ? Etait-ce une adhésion immédiate ou il a fallu apporter d’autres arguments (lesquels ?) pour obtenir leur adhésion ?

Plusieurs d’entre eux n’ont pas compris la nécessité pour un Africain de contribuer au développement de leur pays d’accueil ; estimant que l’Afrique a plus besoin de notre aide que le reste du monde.

Alors à plusieurs, y compris à certains  membres du Corps Diplomatique, j’ai rappelé que la souffrance humaine est universelle. Même dans la capitale du pays le plus puissant du monde, il y’a des gens qui souffrent. Et dans les pays « riches », il existe une très grande pauvreté morale. Et l’Africain est fondamentalement un être généreux, qui a le sens de la famille, le sens de la communauté, la solidarité, la compassion, la générosité. Alors pendant notre séjour à l’étranger, alors que nous enrichissons Western Union pour venir en aide à nos proches restés au pays, nous avons le pouvoir d’aider l’orphelin, le sans abris, etc… de notre pays d’accueil. Par là même, nous remettons à l’ordre du jour, les vraies valeurs africaines, et surtout, nous donnons une autre image de l’Afrique: une Afrique généreuse, compatissante, qui donne au lieu de recevoir, et qui se présente non pas comme un problème, mais comme un solution,  une opportunité.

 

Ces arguments ont réveillé en chaque individu qui les a suivi, l’africain qui sommeille en lui, c'est-à-dire l’envie de donner une image plus positive de l’Afrique.

 

Quelle a été la réaction des autorités camerounaises ? Adhésion ou on observe de loin les choses ?

Une réaction très positive de l’ambassade du Cameroun à Washington, D.C. L’ambassadeur Foe Atangana a été conquis par la cause.

Du côté des instances administratives localisées au Cameroun, aucune réaction pour l’instant.

 Nous espérons que l’impact de l’action des  ARK Jammers fera prendre conscience aux autorités camerounaises de la richesse culturelle dont regorge notre pays, et surtout de l’importance de la culture dans la mission diplomatique d’un pays. Car tout artiste camerounais à l’étranger est un diplomate culturel pour son pays. 

 

Quelle est la contrepartie que vous devez fournir pour l’adhésion des autorités camerounaises à votre projet ?

Notre mission consiste à aider les ambassades africaines à promouvoir leur pays et leur culture. Nous le faisons gratuitement.  Ce que nous demandons aux ambassades, c’est une disponibilité pour favoriser cette visibilité, et des outils de promotion tels que les brochures et films promotionnels à distribuer à nos cibles et ainsi mieux faire connaître nos pays.

 

N'avez-vous pas l'impression de vous substituer aux états par cette mission culturelle que vous vous assignez ?

Nous faisons certes la promotion culturelle de l'Afrique par la musique et autres programmes culturels et véhiculons certaines valeurs du continent, mais en aucun cas notre action n'a la prétention de se substituer à celles des états. Si cela leur rend un service, alors nous en sommes fiers et ne pouvons attendre d'eux qu'une grande implication et leur aide pour nous encourager dans cette voie.

 

Qui sont nommément les autorités camerounaises ou d’autres personnalités politiques camerounaises qui vous accompagnent dans ce projet ? Et comment se traduit cette aide ou cet apport ?

A l’origine de ce projet, quand rien ne prévoyait sa dimension actuelle, sans que je ne sois une artiste de MTV ou une grande philanthrope, j’ai eu le soutien inconditionnel d’un couple qui avait vu l’impact que pouvait avoir mon projet ; il s’agit de l’ancien Ambassadeur du Cameroun à Washington DC Jerôme Mendouga et son épouse Louisette Mendouga. Ils m’ont ouvert les portes du corps diplomatique africain à Washington, et continue sans cesse d’apporter leur soutien à nos différentes activités,  insistant sans cesse que le Cameroun occupe une place de leadership dans notre travail avec le corps diplomatique.

C’est d’ailleurs Louisette Mendouga qui nous a présenté à l’ambassadeur Joseph Foe Atangana qui est d’un soutien logistique considérable.

 

A l’origine de ce projet, il y’a également Eric Chinje. L’un des plus grands ARK Jammers qui a connecté les ARK Jammers à la Banque Mondiale et au FMI. Eric, digne fils et grand ambassadeur de l’Afrique en général et du Cameroun en particulier, est un ARK Jammer très actif.

 

Je souhaite mentionner ici, les personnalités non camerounaises qui soutiennent les ARK Jammers :

Nous avons récemment reçu le soutien clair et massif du président sud africain Jacob Zuma qui, nous découvrant sur scène à Washington, a tenu à nous rencontrer. Suite à cette rencontre au cours de laquelle nous lui avons  exposé ce que nous faisons, il nous a accordé son soutien clair, inconditionnel et massif. Il nous invite dans les jours à venir, à nous rendre en Afrique du Sud.

Notre  mentor Nathaniel Barnes, ambassadeur du Liberia à Washington et son épouse Dawn qui est devenue ARK Jammer, la Mairie de Washington, D.C, Mr Darius Mans, président de Africare, la World Bank Group/IMF African Society, La Sullivan Foundation, Paul Wolman, président de la fondation Baltimore Acts, la African Ambassadors Spouses Association…

 

Je voudrais saluer ici, les membres de  l’équipe ARK Jammers sans lesquels ce projet ne pourrait se réaliser :

Thomas Ava qui met à notre disposition toute la logistique nécessaire pour le bon fonctionnement de notre organisation.

Michèle Ava dont les prouesses dans le design et le graphisme donnent des couleurs à l’image des ARK-JAMMERS.

Pamela Egbe-Messy, Ada Anagho Brown, Daniel Anagho, Christophe Ava, Florence et Constant Tongo, Lise Owono Ndi, Dominique Ntube, Tchako Ngandjui qui travaillent d’arrache-pied pour la réalisation des programmes que nous mettons en place.

Mmes Rosie-Lee Bryant, Georges et Cooki Collinet, Thérèse Ndongo... Toutes ces personnes ont le mérite de travailler bénévolement pour l’association et les mots pour les remercier ne sont pas à la hauteur de leurs actes de générosité.

 

Comment financez-vous vos projets ?

Pour l’instant notre ONG s’autofinance.

Une pensée particulière à Thomas AVA qui représente la plus grosse contribution financière de notre organisation ce, avant même sa mise en structure de Juin 2009.

Je veux saluer ici, l’immense contribution de notre vice président Noël Ekwabi, musicien professionnel qui met de manière bénévole son talent et son temps au service de ARK Jammers quand on sait que ces deux notions représentent une valeur monétaire/financière non négligeable dans son métier. Les ARK Jammers sont fiers de compter parmi eux un musicien de sa trempe dont la valeur et le talent sont mondialement reconnus, mais qui préfère s’effacer au profit des causes que nous défendons. Une humilité et une générosité qui font partie de ses qualités humaines reconnues également par ses pairs.

Je souligne également la présence de l’émérite et virtuose guitariste Jaylou Ava parmi nous ; une présence qui a l’avantage et le mérite de rehausser le prestige artistique de notre organisation.

 

Ne craignez-vous pas la récupération de votre concept par les autorités ?

Non !

 

Lorsque vous dites aux  ‘américains’ que l’un des objectifs de l’association ARK-Jammers est de venir en aide aux déshérités américains, comment prennent-ils la chose ?

Ils sont époustouflés. Dans un premier temps, ça désoriente, ça désaxe leur référentiel de pensées qui est comme chacun le sait : l’Afrique est synonyme de pauvreté, guerre, maladie, corruption etc…

Par la suite, ils sont émerveillés par cette idée d’une Afrique qui se propose d’aider.

Pour les Afro Américains, cette initiative est perçue comme les retrouvailles avec cette Afrique qu’ils croyaient leur avoir tourné le dos. On peut même dire que c’est un acte de réconciliation.

L’un des programmes des ARK Jammers consiste à aider ceux des Afro Américains qui ont fait leur test ADN pour retracer leur origines à se reconnecter à leur pays d’origine. Les mots sont ici insuffisants pour décrire la profonde émotion et le soulagement qu’ils éprouvent de savoir qu’ils viennent qui du Cameroun,  qui du Ghana, etc…

Et j’aimerais souligner ici, la réceptivité et l’implication massive de l’ambassadeur du Cameroun à Washington Joseph Foe Atangana,  qui ne fait l’économie d’aucun effort pour satisfaire cette demande de plus en plus massive de ces afro américains qui recherchent leurs origines.  L’accueil chaleureux dont fait montre Mr l’ambassadeur crée en retour une dynamique chez ces «  nouveaux camerounais » qui à leur tour offrent leurs services et veulent s’impliquer dans la vie de leur pays d’origine.  

 

Quelles sont les actions concrètes que les Ark-Jammers posent au-delà donc des concerts, pour mettre en application l’objectif défini ?

Nous travaillons avec 7 écoles de la région de Washington, DC. Nous amenons les élèves de ces écoles  visiter les ambassades africaines. A ce sujet je vais vous confier une anecdote qui a tout son sens : Les élèves d’une classe que nous avons amené visiter l’ambassade du Libéria à Washington ne savaient même avant cette visite que l’Afrique était un continent. Après la visite, deux des élèves (noires) qui ont visiblement été plus impressionnées par la démarche, ont pris l’initiative de rassembler leurs camarades pour les instruire sur des sujets suivants : elles apprennent à leurs camarades, que l’Afrique n’est pas un pays, mais un continent. Fait plus marquant, le pays dont elles ont visité l’ambassade est dirigé par une femme noire ! Ce qui a gonflé positivement leur moral et valorisé leur image et celle de la femme africaine aux yeux de leurs camarades en majorité blancs. Quel impact n’est-ce pas ?

Noël Ekwabi donne des Master Classes de musiques dans ces écoles. Il enseigne entre autre l’origine africaine des musiques africaines. Ce qui impressionne et passionne les élèves et leurs enseignants.

Nous programmerons cette année, des tables rondes sur le thème du dialogue des cultures.

Nous avons également un programme ADN à travers lequel nous aidons les Afro Américains à se reconnecter avec leur pays d’origine.

 

Comment comptez-vous exporter le concept en dehors des frontières américaines et précisément au Cameroun ou ailleurs en Afrique ?

De même nous demandons aux africains résidant en occident de s’impliquer dans la vie de leurs pays d’accueil par des actes de générosité, nous comptons à l’inverse demander aux résidents occidentaux en Afrique de s’impliquer dans la vie des pays où ils se trouvent par les mêmes actes de générosité. Enfin vous comprenez, que nous appartenons tous à la même grande famille humaine. Chaque acte posé implique forcément l’autre.  Notre statut à tous de citoyen du monde implique que, partout où l’on se trouve, l’on considère que nous avons des devoirs envers le pays d’accueil.

 

Quels sont, les autres pays africains ou organisations africaines qui vous soutiennent dans cette démarche ?

Plusieurs ambassades africaines à Washington et même l’Union Africaine. On peut entre autre citer : Libye, Algérie, Swaziland, Afrique du Sud, Bénin, Côte D’Ivoire, Mali, Nigeria, Gabon, Egypte, Liberia, Mozambique, Kenya, Angola, Cape Vert, Congo, Ghana, Sénégal…

 

Quelle est dans les 3 mois à venir, votre calendrier ?

Master Classes dans 7 écoles de la région de Washington, Visites des 17 ambassades africaines à Washington qui célèbrent en 2010 le cinquantenaire de leur indépendance, célébration du Cinquantenaire de l’indépendance du Cameroun le 20 mai 2010. Ensuite nous prévoyons de célébrer ce cinquantenaire avec les ambassades des 17 pays concernés.

Pour la graduation des élèves du High School de Frederick Douglass, Noël Ekwabi a composé une chanson en ‘douala’ qui sera jouée par les élèves et sera incorporée dans un album enregistré par eux et vendu au profit de l’école.

 

Quels sont  vos vœux ?

C’est de voir le plus grand nombre d’individus et d’organismes étatiques à travers le monde adhérer aux valeurs que nous défendons au sein des ARK-JAMMERS. Nous voulons faire en sorte que le dialogue interculturel et la solidarité universelle ne restent pas de vains mots, qu’ils soient réellement appliqués dans le monde pour aboutir à l’ultime vœu qui est une meilleure connaissance de l’autre, l’entente et le respect mutuels entre les peuples et la paix entre les nations.

 

A vous le mot de la fin.

Je remercie une fois de plus toutes les bonnes volontés qui jusqu’ici se sont manifestées auprès de nous pour porter notre message et contribuent à le rendre concret.

Chacun de nous possède en lui le pouvoir de changer le monde. Puisse la sagesse divine nous inspirer à toujours nous demander non pas ce que la société peut faire pour nous, mais ce que nous pouvons faire pour la société.

 

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