Sam Sharpe, le père de l'abolition jamaïcaine

Samuel Sharpe est un afro-descendant né en captivité sur l'île de la Jamaïque au début du 19e siècle. C'est un enfant si brillant qu'il apprend à lire tout seul. Cette compétence lui vaut d'assurer d'assurer les messes religieuses pour les captifs de sa plantation dès qu'il atteint l'âge adulte.

Pendant des années, Sam est irréprochable si bien que ses oppresseurs lui accordent une grande confiance. Ils vont jusqu'à l'autoriser à se déplacer dans diverses plantations pour faire connaître la bible à d'autres captifs. Au bout d'un moment Sam ne fait pas que prêcher, il fomente une grève générale. Son plan est que tous les afro-descendants de l'île refusent de récolter la canne à sucre en décembre 1831. La canne a la particularité de pourrir très vite donc Sam Sharpe est persuadé que les oppresseurs seront obligés de céder très vite aux revendications de d'émancipation progressive s'ils ne veulent pas être ruinés.

C'est le premier mouvement pacifique de toute l'histoire de la résistance des noirs. Seulement Sam n'avait pas anticiper la cruauté sans borne des esclavagistes. La grève fût suivie massivement partout en Jamaïque. La réponse ne se fit pas attendre. Des hordes de soldats armés chargèrent les grévistes, et de violents affrontements eurent lieu pendant plusieurs jours. 14 anglais tués, des bâtiments publics incendiés, la plupart des champs ravagés !

L'insurrection fut finalement maîtrisée puisque les rebelles n'étaient pas aussi bien armés et organisés que les soldats britanniques. Plus de 500 noirs furent exécutés en représailles. Samuel Sharpe fut pendu en mai 1832 après avoir été torturé. Ses derniers mots furent : "je préfère mourir sur la potence plutôt que de vivre dans la servitude !".

Grâce à l'action de Samuel Sharpe, une loi en faveur de l'abolition fut votée 2 ans plus tard. Ce cas confirme encore que la liberté ne se demande pas, elle s'arrache par la force. L'occident veut nous faire croire que ce sont des abolitionnistes européens qui ont provoqué la fin de l'esclavage, c'est faux ! Chaque abolition est la résultante de centaines d'années de résistance des africains et afro-descendants. Chaque fois les esclavagistes ont cédé par crainte d'être tués dans la prochaine rébellion, sachant qu'elles devenaient de plus en plus fréquentes et dangereuses.

Samuel est l'un des pères de l'abolition jamaïcaine et il fait partie des héros de la liberté dont nous et nos enfants devons connaître l'histoire pour nous en inspirer car l'oppression n'a été pas abolie, elle a évolué.

Safia EnjoyLife

export2

Fil d'actualité introuvable

export_articles

Au bout du monde
et juste en bas de chez nous

B.World Connection, la culture noire dans le monde entier.