La vérité sur les békés

Le terme "béké" désigne les descendants de colons français qui, malgré l'abolition de l'esclavage, continuent de s'enrichir en exploitant les noirs de la Martinique et de la Guadeloupe. Les ancêtres des békés ont quitté la France pour s'installer aux Antilles car ils souhaitaient échapper à la misère, à des dettes ou à des poursuites judiciaires. De nos jours les békés aiment se proclamer descendants d'aristocrates mais la vérité c'est que lors de l'invasion européenne les conditions de vie dans les colonies de la caraïbe étaient trop hostiles pour attirer les aristocrates.

D'abord, la traversée de l'Atlantique était périlleuse car les tempêtes pouvaient détruire le bateau, les épidémies se propageaient facilement et parfois il y avait une pénurie de nourriture. Sans compter que pendant plusieurs mois il n'y a avait absolument aucun confort.

Une fois sur place la rivalité entre les hollandais, les anglais, les espagnols, les portugais et les français soumettait les habitants des îles à une insécurité constante due aux guerres susceptibles d'éclater à tout instant et aux risques de perdre la vie ou tout au moins d'importants investissements (maison, terrain, plantations, etc). Les maladies provoquées par les moustiques et les catastrophes climatiques type cyclone décimaient également les colons de façon importante. Enfin, les colons n'avaient pas de distractions dans les territoires du nouveau monde. Pas de théâtre, d'opéra ou de banquets mondains. Leur quotidien était fait de travail exténuant et de chaleur étouffante.

Devant ces réalités on comprend que les aristocrates de l'époque ne quittaient pas leur luxe en France pour s'installer dans des zones aussi pénibles. Seuls des individus en échec tentaient le voyage de la dernière chance. Le plus souvent il s'agissait de criminels exilés à cause de meurtres ou de viols. Il y avait également des pères de famille criblés de dettes qui abandonnaient leurs responsabilités sans plus jamais donner de nouvelles à leurs épouses et leurs enfants. Beaucoup de mendiants ont aussi été déportés de force afin de nettoyer les rues françaises.

Quand aux femmes françaises qui arrivaient aux Antilles, la plupart étaient des prostitués qui fuyaient la prison. Ce n'est que plusieurs siècles plus tard, quand la Martinique et la Guadeloupe ont été urbanisées que quelques membres de la bourgeoisie ont osé l'aventure de s'installer si loin. Il y avait alors des divertissements comme le théâtre de St Pierre en Martinique. Néanmoins les catastrophes naturelles comme la nuée ardente de 1902 en Martinique, et les violentes révoltes de captifs africains ou de résistants amérindiens faisaient fuir cette bourgeoisie qui repartait traumatisée à jamais. Seuls ceux qui n'étaient partis de rien en arrivant criminels ou ruinés prenaient le risque de rester et de préserver leur enrichissement en ces lieux.

Alain Huyghues-Despointes, dont la fortune était estimée à 150 millions d’euros il y a quelques temps, est l’archétype des békés. Sa famille a été indemnisée financièrement à l’abolition de l’esclavage, ses différentes sociétés reçoivent des subventions faramineuses de l'état français, et sa mainmise sur l'économie antillaise contribue considérablement à la vie chère qui précarise des milliers de familles noires en Martinique et en Guadeloupe. Les békés évoluent dans une bulle de privilèges qui les empêchent de prendre conscience des torts de l'esclavage, des dégâts sanitaires du chlordécone, ou encore de l'absurdité de la consanguinité. Les propos tenus dans le reportage "les derniers maîtres de la Martinique" (disponible sur youtube) sont malheureusement représentatifs de la mentalité d'une grande partie des békés, d'où le clivage avec la population noire de l'île.

Quoiqu'il en soit il est indispensable de savoir que la plupart des békés sont issus d'arrière-grand-parents mendiants, violeurs ou prostitués. Ce sont les descendants de personnes marginalisées à cause d'échecs importants ou d'une vie hors des mœurs de la société. Quand on sait qu'avec de tels gènes ils se marient entre cousins, il n'y a vraiment pas de quoi être impressionné par leur fantasme de noblesse.

Comme tous les cycles, celui des békés arrivera à son terme, et au vu de leur consanguinité dégénérative quelque chose me dit que leur décadence viendra de l'intérieur.

reportage spécial investigation "les derniers maîtres de la Martinique" disponible en entier sur youtube

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